Feedback ■ Chez Martin : Warriorz – Day 2

Les Warrioz c’était vendredi 6 avril à 14h30 chez Martin.

Je vous en ai parlé un peu jeudi soir, je vous ai expliqué qu’ils font du krump et qu’ils sont également les fondateurs du mouvement en Suisse. Pour retrouver toutes les infos, c’est ici

Vendredi, il est 14h25 lorsque nous arrivons, une amie et moi, dans la fameuse bulle de Chez Martin. Il s’agit d’une bulle transparente au fond d’une allée de tables et bancs à l’air libre. Un lieu fermé donc mais qui permet d’admirer Plainpalais et la place du Cirque depuis l’intérieur. Au centre, la piste, sur les côtés un bar, le DJ et des chaises longues installées pour les premiers arrivés. Le show est censé débuter dans 5 minutes et nous sommes moins de 10 dans la bulle. Nous nous installons, préparons nos appareils photo et papotons en attendant. Vers 14h40 quinze jeunes débarquent. A leur démarche, leur style vestimentaire, leur assurance et leur bonne humeur cela ne fait aucun doute, il s’agit des Warrioz. Ils s’échauffent, se motivent, se mettent d’accord sur les derniers détails et moins de 10min plus tard le show commence. La bulle s’est remplie et plus ils dansent, plus cela attire du monde, d’autres regardent à travers la bulle de l’extérieur. Nous sommes rapidement plus d’une cinquantaine.

Alors oui, je m’étais renseignée sur  « le krump » pour vous donner envie d’aller voir les Warrioz vendredi après-midi. Je n’aurais jamais imaginé un tel résultat : hallucinant ce qu’ils font! Il sont en cercle, un danseur au centre donne tout ce qu’il a pendant environ 1 minute. Pendant ce temps les autres l’encouragent, le supportent en sifflant, criant, bougeant autour de lui (ou elle). On remarque très vite que chacun à son style, que certains sont plus impressionnants que d’autres voire effrayants. Petit rappel donc, le krump, mouvement inventé dans les bas quartiers de Los Angeles était utilisé pour remplacer les affrontements entre les gangs. Il s’agissait d’une manière d’extérioriser sa haine, sa rage sans contact physique. Au final, cela donne une sorte de battle de danseurs.

Sur les 15 membres des Warrioz il y a 4 filles. Je pense que j’ai personnellement était impressionnée davantage par les filles, en tout cas 2 d’entre elles. Alors qu’on ne s’étonne pas de voir les hommes faire des gestes aussi rapides, énergiques et violents qui nous rappellent les bagarres dans certains quartiers. Les femmes, en revanche nous surprennent par la haine qu’on peut lire dans leur regard. Et les hommes du groupe les soutiennent tout autant, ils sont eux aussi impressionnés par certains mouvements qu’elles sont capables de faire.

On est là, assit comme spectateur et on se prend complètement au jeu. On se laisse entraîner dans leur univers, on se laisse surprendre. La musique a également une place importante puisqu’elle définit le rythme de chaque démonstration et d’une certaine manière la violence plus ou moins accentuée de celle-ci.

Une vraie découverte d’un tout nouvel univers genevois, un vrai coup de coeur. Et pour revoir les Warrioz sur scène, je vous donne rendez-vous le 28 avril, rue du Môle à Genève, pour les très fameux Warrioz Krump Game. Pour en apprendre davantage sur cet évènement on retrouvera le leader du groupe et sûrement d’autres membres des Warrioz dans Macropolis Kultur très prochainement.

Et en attendant voilà un petit aperçu de ce à quoi j’ai assisté vendredi:

Marion Malique de Fréquence Banane